Géographie du territoire
 

Le Canton de Durban s’étend, à l’exception de la commune de Quintillan (situé dans les Hautes Corbières), dans ce que nous pouvons appeler les basses Corbières méditerranéennes. Le mot basses pourrait à première vue prêter à discussion en raison du relief varié et souvent heurté qu’elles présentent.

Les altitudes voisines sont peu élevées dans l’ensemble, souvent inférieures à 200 mètres, ne dépassant les 300 mètres qu’en quelques secteurs bien précis et ce n’est qu’exceptionnellement qu’elles s’élèvent sensiblement, à l’extrême limite du canton, sur le territoire d’Embres, pour atteindre 707 mètres au Montoulié de Périllou.

On peut donc rattacher aux basses Corbières la majeure partie du canton de Durban, étant bien entendu, du point de vue du relief, qu’il présente une différence sensible avec la plaine de Lézignan qui vient mourir sur notre canton, sur le territoire de Thézan et de St Laurent de la Cabrerisse. En fait, on peut distinguer 3 parties nettement caractérisées :

  • le massif ancien de Mouthoumet qui couvre une grande partie du territoire des communes de Quintillan, Cascastel, Villeneuve, et en partie celui des communes d’Embres, St Jean de Barrou et Durban.
  • Les terrains tertiaires et crétacés du plissement pyrénéen au Nord datant d’il y a 35 millions d’années et qui recouvrent les territoires d’Albas, Durban, Fontjoncouse, Coustouge, Jonquières, St Laurent et Thézan.
  • La nappe des Corbières orientales qui enveloppe du sud à l’est, les communes d’Embres, St Jean de Barrou, Fraïsse, Durban et Villesèque.

L’hydrographie du canton se divise en deux parties. Au nord, les communes de St Laurent, Thézan, Coustouge et Jonquières sont irriguées par la Nielle, grossie par le ruisseau du Rabet entre autres. Pour le reste du canton, c’est la Berre qui est l’artère maîtresse. Elle née à Quintillan, au Col de Mairolles, à 534 mètres d’altitude, traverse les communes de Cascastel, Villeneuve et Durban et quitte le canton après le Domaine de Gléon (Villesèque) avant de se jeter plusieurs kilomètres plus loin dans l’Etang de bages et de Sigean. D’autres ruisseaux comme le Barrou qui passe à St Jean, la Font à Villesèque viennent grossir ses eaux et alimentent ainsi tout le canton.

Le climat du canton est typiquement méditerranéen. Les précipitations se produisent essentiellement en automne, de septembre à novembre et au printemps, de mars à mai. Ces pluies tombent le plus souvent dans un petit nombre de jours, sous forme d’orages et d’averses violentes et de courtes durées. Le canton a connu en 1999, un épisode orageux d’envergures qui provoqua des dégâts considérables dû à une crue importante de la Berre.

Les vents sont aussi très fréquents (jusqu’à 200 jours par an) et souvent violent. D’origine continentale, ils sont secs le plus souvent.

En résumé, le climat présente ainsi tous les caractère du climat méditerrannéen, avec sa brutalité et sa séduction, sa sècheresse, sa luminosité, ses printemps instables, ses étés chauds et secs, ses automnes humides et ses hivers doux.

La végétation est contrastée par les bois sur les hauteurs, les pinèdes, la garrigue (formation discontinue d’arbrisseaux et d’herbacées adaptés à la sècheresse) et le maquis (formation plus dense et continue, formant une strates plus élevée que la garrigue et ne laissant jamais apparaître la roche). Et évidemment, nous ne pouvons évoquer tout ceci sans parler de la vigne, qui est une liane méditerranéenne, étant pratiquement aujourd’hui la seule ressource du canton de Durban.

 

La contrée de
Durban-Corbières
 

Site officiel de la communauté de commune de la contrée de
Durban Corbières